lundi 25 octobre 2010

Étinéraire facultatif: où est la faute?

Alors que dans le 24h on s'étonne qu'une faute si flagrante puisse apparaître sur un panneau routier, je me demande si la faute se trouve bien là où on le pense.

Ne serait-il pas plus juste de parler d'itinéraire alternatif plutôt que facultatif?

Le Grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française définit ces deux termes ainsi:
  • Alternatif: qui constitue une solution de remplacement
  • Facultatif: signifie qu'on est libre de poser un acte ou non, optionnel qu'on peut faire un choix entre deux ou plusieurs actes dont il faut poser l'un d'entre eux.
Il me paraît plus approprié d'utiliser "alternatif" quand on nous offre un itinéraire de rechange pour éviter la congestion créée par des travaux routiers.  Alors qu'on trouve des centaines de ces panneaux à Montréal et au Québec cette année, il est opportun de se demander si la Ville et le MTQ utilisent le bon terme.  Y a t'il un linguiste dans la salle? 

3 commentaires:

  1. Le sens que vous donnez à "alternatif", bien que de plus en plus répandu et accepté avec prudence par certains dictionnaires, est néanmoins critiqué, car provenant de l'anglais "alternative". En tant que traducteur et réviseur, j'essaie autant que possible de l'éviter. Selon moi, le terme "itinéraire facultatif" convient parfaitement dans ce contexte.
    - Nicolas Calvé, traducteur, Montréal

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  2. Merci des précisions. Mais dans ce cas, pourquoi ne retrouve t'on que "itinéraire alternatif" sur les sites français?

    Un exemple:

    http://www.autoroutes.fr/fileadmin/user_upload/Rubrique_Presse/Dossier%20de%20presse/2010/Dossier_de_presse_Voeux_ASFA_2010.pdf

    ou belges, comme : www.brussels.be/artdet.cfm/docvCQTb+SD5rQ=

    ou

    http://www.rtbf.be/info/la-e411-sera-fermee-plusieurs-nuits-a-jezus-eik-en-raison-de-travaux-107008

    Il semble que c'est seulement au Québec que "facultatif" est utilisé dans ce sens.

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  3. Au Québec, nous sommes généralement plus pointilleux que les Européens quant aux anglicismes dans la langue écrite, si bien que leur acceptation «officielle», suscitée par l'usage, demande plus de temps si elle a lieu. Dans bien des cas, on refuse de consacrer certains anglicismes (p. ex.: sponsor pour commanditaire, shopping pour magasinage, etc.).

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